Dossier : Les partisans de la VIème république
Article à la Une du 23/08/2004
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| Arnaud Montebourg |

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Arnaud Montebourg
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Montebourg et Lang favorables à la VIème république
Le
22 août à Frangy-en-Bresse, en Saône-et-Loire, lors de la 32ème fête de
la Rose, devant 1500 militants, Arnaud Montebourg et son invité, Jack
Lang ont fustigé le président de la République et le Premier ministre.
L’occasion également pour eux de défendre l’idée d’une réforme de la
Constitution ou mieux encore de l’instauration de la VIème république.
Actuellement
les deux principaux pourfendeurs de la Vème république telle qu’elle se
définit aujourd’hui sont Arnaud Montebourg et Jack Lang. Le premier
défend depuis plusieurs années l’idée d’une réforme profonde voire
complète de l’ordonnancement des pouvoirs. Il a d’ailleurs créé la
Convention pour la VIème république (C6R) en 2001. Le second, en sa
qualité d’homme politique et de professeur de droit, publiera le 2
septembre Un nouveau régime pour la France dans lequel il décrit ce que
devrait être pour lui un régime présidentiel à la française.
Le premier à avoir émis cette idée de réforme de la Vème
république fut François Mitterrand en 1964 dans un livre devenu célèbre
: « Le Coup d’Etat permanent ». Il y dénonçait les pratiques du général
de Gaulle et, remettait ainsi en cause la Constitution de 1958.
Quarante ans plus tard, les mêmes motifs entraînent des oppositions
similaires. Cette fois, ce sont donc messieurs Montebourg et Lang qui
s’y collent. Aujourd’hui, ils critiquent Jacques Chirac et Jean-Pierre
Raffarin. Pour Arnaud Montebourg, on a affaire à un « Premier ministre
devenu fictif et qui n’a plus d’autorité que sur les plantes vertes ».
A propos de Jacques Chirac, il décrit ses « duperies » et ses «
mensonges ». De son côté, Jack Lang épingle le chef de l’Etat sur sa «
trahison du pacte républicain » né au soir du 21 avril 2002. Il
stigmatise également une « faute grave contre le peuple » commise après
les deux scrutins du printemps, regrettant que les dirigeants actuels
n’aient pas « tiré les leçons du naufrage, de la débâcle, du Waterloo
électoral ». Il s’en est pris aussi au « copinage et à l’affairisme »
concluant à « une non-séparation du pouvoir entre la République et les
affairistes qui grouillent dans les ministères ».
Des arguments pour promouvoir « une révolution constitutionnelle
», le projet de voir naître une sixième république. Au PS, si l’idée
fait son chemin, le but à atteindre n’est pas le même pour tous.
Certains voudraient renforcer le pouvoir du président et du Parlement
et ainsi se passer d’un Premier ministre alors que d’autres sont plutôt
favorables à une dépossession des prérogatives les plus déterminantes
du Président. Quoiqu’il en soit, au PS, lors d’un colloque sur le
sujet, François Hollande a déclaré que l’organisation d’un référendum
sur le sujet serait portée au programme du candidat à la présidentielle
de 2007.Au sein du PRG, l’unanimité a permis de présenter un projet de
loi constitutionnelle. Le PCF et les Verts sont eux aussi favorables à
un changement des institutions.
Quelques jours après la fête de la Rose, le 24 août, Arnaud
Montebourg sûrement le plus déterminé au sein du Parti socialiste pour
obtenir une réforme de la Vème république sera à la tête de la
Convention pour la VIème république qui se tiendra le à Jarnac, la
ville où est né et enterré François Mitterrand. Une occasion pour lui
de rallier dans cette démarche de nouveaux partisans.