La pratique politique de la Vème République n’a eu de cesse de
mettre à sa botte les différentes composantes de l’Etat. Nominations
amies au Conseil Constitutionnel, au Conseil d’Etat et à la Justice,
dérobades constitutionnalisées aux instructions judiciaires, mépris des
règles démocratiques et irresponsabilité des décideurs.
Le triste exemple qui nous est donné de voir aujourd’hui enfonce un
peu plus encore le talon de la chiraquie dans le dos de la démocratie.
Les nominations ne servent plus à placer des amis, mais à éviter des
poursuites ultérieures pour des faits plus qu’avoués.
La nomination de Laurent Le Mesle, ex-conseiller de Jacques Chirac,
procureur général de Paris est stupéfiante autante qu’indigente.
Laurent Le Mesle, 55 ans, fut conseiller à l’Élysée de 2002 à 2005 et
directeur de cabinet du ministre de la Justice (Pascal Clément) jusqu’à
sa nomination au poste de procureur général ce mercredi.
Cet énième fait du Prince, qui passe qui plus est outre l’avis
(consultatif) du Conseil Supérieur de la Magistrature, vient entacher
toute objectivité future du magistrat. Et par la même de l’appareil
judiciaire.
Il est urgent de reconstruire la démocratie.
Il est urgent de reconstruire la justice.
Il est urgent de d’instaurer la 6ème République parlementaire, la démocratie réconciliée avec les citoyens.
Guillaume Tournat
Vice-président C6R Charentes-Poitou
Références : “La Constitution de la 6ème République” et “Reconstruire la Justice”, aux Editions Odile Jacob