Monsieur le Maire, Cher Michel,
Monsieur le Président du Sénat, Cher Christian,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale, Cher Bernard,
Mesdames et Messieurs les Parlementaires,
Mes Chers amis,
Si vous m’avez élu à la tête de l’Etat, c’est pour conduire le changement que chacun d’entre vous appelle de ses vœux. Vous le pressentez tous : dans le monde tel qu’il est, la France serait
condamnée au déclin si elle restait immobile. Nous avons tous, au fond de nous, la conviction que la France a déjà trop attendu, qu’il y a urgence, que cela ne peut plus attendre, que les réformes ne peuvent plus attendre.
Quand je parle de réformes, je ne parle pas seulement de quelques réformes techniques, je ne parle pas seulement de quelques changements dans la fiscalité, dans les prestations sociales.
Je ne parle pas non plus d’une politique de la table rase. Je ne parle pas d’une politique qui
voudrait faire comme si la France était un pays neuf, sans histoire, sans mémoire, sans héritage.
Je parle de cette profonde réforme intellectuelle et morale que la France a toujours su accomplir quand elle sentait que son destin lui échappait.
Je pense, mes chers amis, à cette profonde rupture avec les mentalités, les routines, les
comportements du passé que rendent si nécessaire les changements d’époque.
Oui, je pense à la remise en cause des rentes de situation, des privilèges indus, des
conservatismes qui bloquent l’élan de la société vers l’avenir.
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